« Instantanées » car nous sommes les fruits de l’instant.

 

Un instant et tout jaillit.
Un regard et tout prend vie.
Une parole et tout s’écrit.

 

Ces instantanés reflètent tant d’instants T, d’instants d’années marquées à tout jamais, avec pour volonté de se rappeler. Se rappeler, et dans l’objectif un seul but : figer. Figer au sens libre du terme ; figer sans forcer. S’affranchir des limites de l’instant pour l’inscrire dans l’éternité. Le laisser s’incarner pour devenir présence. Rien n’est immobile : tout est vivant, même les souvenirs. Figer, sans pour autant en finir : rien ne s’arrête, et pourtant tout recommence. Tout commence. Par l’objectif, pouvoir capturer sans enfermer : la limite du cliché n’est pas celle de la pellicule. La limite du souvenir n’est pas celle de la mémoire. Et la limite des mots n’est pas celle des écrits.

Une démarche, conjuguer le verbe et le regard autour d’un même projet créatif pour lier l’image aux mots. Fusionner les regards, fusionner les arts, cristalliser les instants. Faire du regard un organe poétique, et coupler les mots à l’épaisseur des images.

Et si l’on ne s’arrête pas là ? Alors les sens fusionnent, la musique retentit, les mots, les mélodies, les sons, les images se confondent et ne forment qu’une œuvre, complète.